Avis du préfet de l’Ariège 
Projet d’extension de Guzet- Page 21- Avis du préfet de l’Ariège                         
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Station de ski de GUZET-NEIGE PROJET D’EXTENSION IRRECEVABLE !

 
 
1- Préambule 
( Présentation du problème ) 
 
2- Rapport du Comité Ecologique Ariégeois 
 
 
3- Avis et rapports des administrations 
 
3.1- Des rapports de l’administration qui corroborent étroitement nos analyses 
 
3.2- Des avis qui ne légitiment absolument pas le projet 
 
4- Projet illégal ! 
 
5- Conclusion 
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Que puis-je faire ? 
 
Table des matières 
 
 
 
 
 
 
Affaire complémentaire en relation avec le projet de GUZET-NEIGE 
 

L'affaire du PLU d’Aulus-les-Bains. Exemple-type d'une pseudo-concertation des plus insidieuses

 
 
 
 
 

Liste de projets anti-nature

 
Parmi les secteurs menacés : 
 
- l’Aston 
- Mijanès 
- le Bouirex 
- le pla de la Lau 
- la vallée d’Estours 
- le col de Pause 
- le port d’Aula 
 
 
 
 
 
 
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Routes forestières en surnombre

 
 
 
 
 
 
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Projet d’extension de GUZET-NEIGE - UTN 2005 -   Des rapports de l’administration qui corroborent nos analyses  - 
                      
 
Page 21 
  
 
 

DES AVIS DE L’ADMINISTRATION QUI NE LEGITIMENT ABSOLUMENT PAS LE PROJET ...(suite)

 
 
 

AVIS DU PREFET DE L’ARIEGE (M. Yves Guillot)

 
courrier du 16 -11-2005 : 
Avis déterminant, puisqu’il est censé correspondre à une synthèse des avis de l’état.  
Et il est évident que l’arrêté de création de M. le préfet de région s’en est profondément inspiré. 
 
 
Cet avis de Monsieur le Préfet de l’Ariège reprend pour l’essentiel, et à lettre, des propos tenus dans différents documents ( un vrai plagiat, étonnant dans sa forme,   où il n’est sans doute pas jugé utile de mentionner  ses sources ni encore moins de préciser qu'il s'agit de citations...  
Pratique probablement habituelle dans les dédales de l’administration... ) 
 
Le discours tenu s'appuie donc sur des avis 
qui ne légitiment en rien le projet (cf. pages précédentes). 
De ce fait, il ne peut  lui -même parvenir à le légitimer... Comme nous allons le voir ci-après. 
 
Ce courrier  débute par un rappel des différentes phases de la procédure qui a eu lieu.  
Il se poursuit par un résumé des principales caractéristiques du projet (longueur des pistes, situation,...) 
 
1.Puis une rapide évocation des risques naturels (avalanches) sous forme de... simple conseil :   
.“Une vigilance particulière et une grande prudence en période avalancheuse seront particulièrement nécessaires” 
Pus loin  le discours est plus directif, mais reste à efficacité limitée: 
“Compte tenu des risques existants, l’exploitant devra se donner les moyens suffisants en matériels  et en personnel pour assurer la sécurité de son personnel et de sa clientèle.”  
Ce type de propos, si respectable soit-il, reste imprécis d'un point de vue technique. 
A partir de quand la station se donnera -t-elle les moyens suffisants, sachant que dès le départ, elle a estimé qu’ils étaient suffisants ?... 
De ce fait, ce propos n’ est pas nature à imposer telle ou telle mesure qui serait nécessaire. 
Il ne peut donc légitimer le projet.Tout au plus permet-il de  donner l’impression d’ un discours responsable. 
 
2. Ensuite, plagiant  la lettre du service  RTM, M. le préfet (ou son représentant ) réitère, du coup, la même erreur  au sujet des hauteurs des talus: 
avec des hauteurs en remblais ou déblais au maximum de 5 m”;  
Appréciation qui ne saurait légitimer le projet, d'autant qu'il s'agit d'une erreur : 
les talus en question mesureront 10 à 15 m. de haut: les plans  ne laissent aucun doute à ce sujet; l’ONF lui-même le confirme(cf. avis de l'ONF ). 
 
 
3. Puis, reprenant une autre assertion erronée du RTM   M. le préfet  commet  une seconde  erreur: 
”Concernant le risque lié aux mouvements de terrain, le dossier les traite correctement” 
Nulle part, le dossier ne traite  des mouvements de terrain !... (cf. avis du RTM  qui est à l'origine de l'erreur.
Cette autre erreur ne saurait légitimer le projet. 
 
4. On peut relire également dans cet avis du préfet,des phrases qui avaient été écrites par la DDAF : 
”Économie agricole  
Les travaux d’aménagement du site et sont  exploitation ultérieure à des fins touristiques généreront un impact sensible sur l’utilisation pastorale du fonds.La réalité de cet impact sera immédiate du fait de la destruction de la couverture végétale du fait des terrassements importants (...) Des solutions devront le cas échéant être trouvées (cf. phrases  de la DDAF  
 
On ne saurait sérieusement légitimer un tel projet en reconnaissant les impacts qu'il engendrera tout en préconisant des solutions pour y remédier, sans préciser quelles solutions... 
 
5. Ou plagiant cette fois l'avis de l’ONF: 
Au sujet d’une zone arborée menacée par le projet: 
constitue une des rares reliques des peuplement primaires de la haute chaîne des Pyrénées (...) grande richesse spécifique, tant sur le plan faunistique que floristique"  ( ce qui avait été écrit par l'ONF  ) 
 
Plus loin est également écrit  au sujet du site convoité: 
...) présente un intérêt certain d’un point de vue faunistique et floristique (Phrase déjà lu ailleurs...) 
(...) 
Reconnaître la valeur environnementale d'un lieu ne saurait légitimer le projet qui s'apprête à le saccager... 
 
6. Ou plagiant également l’avis de la Délégation Régionale au Tourisme: 
“il convient de rappeler que la clientèle des Pyrénées n’est pas  exclusivement tournée vers la pratique du ski. La diversification des activités et des saisons touristiques, laissant désormais une large place à une attitude plus contemplative, donne aux visiteurs un regard plus critique sur le paysage estival.Le cadre de la station de ski de Guzet et son positionnement lui permettent de développer une image “nature” pour la montagne d’été, supposant l’offre d’un produit conforme à cette image.” ( ce qui avait été écrit par la délégation au tourisme )  
 
Là encore, c'est très bien de reprendre de bonnes paroles mais ça ne  légitime en rien de faire le contraire de ce qu'elles disent..
 
Puis sont  rappelées les mesures compensatoires (dérisoires)  
 
Ensuite est abordé l’aspect économique (rappel succinct de l’avis du trésorier général ) notamment : 
 
“Le chiffre d’affaires de la station a progressé de 62% de 2001 à 2004, dans un contexte favorable. Dans le même temps , les charges d’exploitation ont augmenté moins vite (41%),l’exploitant ayant recherché à maîtrisé ses charges  
( ayant surtout recherché à limiter les frais de personnel...) 
 
Toutefois cette amélioration est insuffisante pour permettre l’équilibre  financier du compte de résultat.” 
 
Oui, d’une part , l’amélioration en question repose sur la restriction du domaine skiable (et non sur une extension- cf. page 8
D’autre part l’équilibre financier a été atteint , d’après les promoteurs, durant la saison 2005-2006. 
 
En conséquence, mieux vaut se satisfaire d’une situation jugée très satisfaisante, - par les promoteurs -  plutôt que de chercher à réaliser un projet que rien ne légitime. 
 
 D’autant que le réchauffement de la planète annonce un contexte de plus en plus défavorable... 
( comme nous l’avons déjà précisé en page  6, la zone convoitée ne correspondra pas à un meilleur enneigement de la station )  
Plus l’extension sera “non rentable”, plus la station en souffrira. 
 
 
M. le préfet conclut ainsi: 
Compte tenu du fait que le projet constitue la dernière phase du programme pluriannuel d’investissement destiné à conforter la station de ski de Guzet Neige, j’émets un avis favorable à la demande d’autorisation susvisée sous réserves:(...)  
 
Aucun raisonnement, aucune étude, aucun chiffre ne permettent de décréter que la dernière phase du programme en question soit à même de conforter la station !... 
 
Les réserves de M. le préfet sont les suivantes: 
(...)sous réserves: 
 
  • qu’une attention particulière soit apportée dans la sélection de ou des entreprises chargées de la réalisation des travaux de piste, plus particulièrement ceux de revégétalisation et que les travaux soient exécutés sous la surveillance d’un bureau d’étude spécialisés dans le domaine des paysages des montagne  
  • Dérisoire...(voir  page 4   ) 
     
  • que l’ensemble des études prévues dans le dossier de demande d’autorisation soient effectivement réalisé et donne lieu, le cas échéant, à la mise en oeuvre des mesures nécessaires  
  •  
    Oui, le dossier demande que des études géotechnique et hydraulique soient réalisées. 
    Donc, on réalise d’abord les travaux et on étudie, pendant ou après... Afin de voir s’ils sont réellement souhaitables ? Ce n’est pas sérieux... 
     
  • qu’un suivi de la population des galliformes , notamment du grand tétras, soit mis en place dans les vallées d’Aulus-les-bains et Ustou de même que les mesures compensatoires qui s’avèreraient nécessaires à la conservation des espèces concernées  
  •  
    Donc, on aboutit ici, à une situation des plus aberrantes: 
    1. des propos d’ experts (notamment l’expert de l’ONCFS ) permettent de dire que le projet portera gravement atteinte au grand tétras. 
     
    2. toutefois, certains de ces experts  préconisent des mesures compensatoires (en désespoir de cause dirons-nous...) 
     
    3. or, toutes ces mesures préconisées notamment la principale (fermeture de la route d’accès  du col d’Escots ) ne peuvent être prises et ne sont pas adoptées. 
     
    4.Occultant ces mesures qui ne sont pas adoptées, M. le préfet suggère d’étudier , de suivre la population des grands tétras de façon à sauver cette espèce : 
    Donc, il nous dit: 
    oui au projet et oui au grand tétras à étudier et à surveiller... 
    Il rejette ainsi  des préconisations d’experts tout en demandant à ces mêmes experts d’assurer le suivi des espèces ! 
     
    D’emblée,il nie également ,en quelques lignes, d’incessantes observations et nombreuses études, montrant que le type d’aménagements projetés par Guzet est reconnu comme l’une des principales causes de  la régression ou disparition d’espèces sensibles,  telles le grand tétras. 
     
    5.Par ailleurs, le grand tétras, le lagopède et la perdrix grise  sont loin d’être les seules espèces sensibles menacées par le projet. Il en existe d’autres,dont l’une rare,  citées par les experts (espèces végétales notamment, que nous préférons laisser ici sous silence. L’une d’elles est  inscrite  sur la liste nationale des espèces protégées. ) 
    Aucune mesure compensatoire ,  aucun suivi, aucune étude ne sont préconisés pout tenter de les sauver ! 
     
     
    Les réserves de M. le préfet se poursuivent ainsi : 
     
  • que les aides financières prévues dans le plan  de financement de l’opération soient effectivement obtenues; 
  • Oui, bien sûr, un tel projet n’est pas en mesure d’être assumé par le département , ni encore moins par la station elle-même ... 
    On a donc recours  comme à l’accoutumée, le plus possible , aux contribuables...   
     
  • que soient précisées les conditions opérationnelles d’ordre financier visant à ne pas mettre en  difficultés les budgets des communes concernées; 
  • Mesure abstraite qui n’est pas en soi de nature à supprimer les risques financiers encourus par les communes concernées. 
    Ce type de mesure devrait être proposé,et surtout  précisé, de façon très concrète, avant que le projet soit soumis à autorisation et non  au moment de l’autorisation. 
    A l’heure actuelle, à notre connaissance, personne ne connaît les précisions en question sur les conditions opérationnelles ... 
     
     
  • que le syndicat mixte de Guzet s’engage à mettre en oeuvre les moyens techniques et financiers nécessaires pour assurer notamment la  sécurité de son personnel et de ses clients. 
  • Là encore , cette préconisation si respectable soit-elle, reste du domaine de l’abstraction et ne permet donc en rien de légitimer le projet (Pour la sécurité , voir pages 5a et 5b  ) 
     
     
    Courrier portant la mention suivante : 
    affaire suivie par : 
    M. Raymond Jean-Duvignac 
     
    Signé ainsi: 
    Yves GUILLOT 
     
     
     
    Conclusion  
    ( portant sur l’avis de M. le Préfet de l’Ariège ) 
     
    Le discours tenu par M. Yves Guillot, préfet de l’Ariège correspond à une logique qui ne s’appuie sur aucune étude ni même aucun avis qui légitimerait le projet. 
     
    Cette logique repose sur le processus suivant: 
    1- des écologistes s’opposent à un projet en précisant les impacts sur l’environnement,mais aussi  les risques sécuritaires correspondants ainsi que les risques financiers et économiques. 
    Des experts de  diverses administrations tiennent également des propos défavorables au projet.Corroborant ainsi ceux des dits écologistes. 
     
    2- les partisans du projet reprennent les arguments défavorables. 
    Ainsi, en  reprenant les propos de diverses administrations, pour les faire siens, M. le préfet  souligne :  
    - la forte valeur environnementale du site convoité; 
    - l’impact environnemental important  qui aura lieu si le projet se réalise; 
    - la situation financière très tangente  de Guzet; 
    -l’impérieuse nécessité de  proposer un produit conforme à l’image; 
    -les gros risques avalancheux.  
     
    3. Dès lors, les aspects imparfaits du projet  ainsi admis, si l’on veut  parvenir à sa réalisation , une seule solution s’impose:  il suffit   de proposer des mesures dites compensatoires... 
    Stratégie qui coupe court à toute discussion. 
    Sauf lorsque les mesures compensatoires s’avèrent tout simplement dérisoires. Et ne correspondent pas précisément à celles des experts. 
     
    A-t-on jamais vu depuis que la Terre est Terre, des grands tétras proliférer au milieu d’une foule de skieurs  ? 
    A-t-on  jamais vu un réengazonnement si parfait soit-il  masquer à la vue des talus de plus de 11 mètres de haut ? 
    A-t-on  jamais vu des avalanches disparaître sous le seul motif qu’il s’agit d’être prudent  ? 
    A-t-on jamais vu un produit imparfait et non rentable, rentabiliser durablement une entreprise ? 
     
    En conclusion, là encore  et pardon d’avoir à nous répéter : 
    l’avis de M. le préfet de l’Ariège  ne légitime en rien le projet.  
    Tout au plus peut-il donner l’impression d’une certaine rigueur: forcément, il correspond, globalement, au plagiat de multiples sources... Dont aucune ne légitime elle-même le projet ! 
     
    Moralité de l’histoire : 
    Cette affaire permet de dire que tout projet d'aménagement soumis à consultation publique ( telle cette UTN)  est donc potentiellement recevable quels que soient  ses impacts sur la nature et les hommes : il suffit , pour les décideurs, d’attendre la fin de la procédure    et de prétendre compenser les aspects négatifs du projet  par des ... mesures dites compensatoires ( pas trop dérangeantes. ) 
    Un peu facile , non ?...  
       
     
     
     
     
     
     
     
                     
     
     
     
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